Le jeudi 17 mai à 18 h 30, au Citim, 55, avenue de la Liberté : « Les jeudis du Diplo » autour du dossier du mois d’avril « L’intérêt général à la casse ».
On ne détruit pas un bâtiment d’un simple coup de pelleteuse. Il faut procéder par petites entailles, ouvrir des brèches, frapper de toutes parts. Ce travail de sape fragilise la structure : un infime mouvement de l’engin peut alors provoquer l’effondrement de l’édifice. Il en va de même des entreprises de démolition sociale. Depuis les années 1970, les libéraux s’emploient à affaiblir les dispositifs organisant la solidarité nationale. Démultipliant les foyers, des universités au statut des fonctionnaires (lire « Refonder plutôt que réformer »),M. Emmanuel Macron semble parier que certains services publics, comme les chemins de fer (lire « Il paraît que les petites lignes de chemin de fer coûtent trop cher »), sont devenus suffisamment dégradés et impopulaires pour qu’il puisse tenter l’estocade au profit du marché. L’heure n’est-elle pas venue, au contraire, de fortifier le principe d’intérêt général (lire « Les fonctionnaires, voilà l’ennemi ») ?
Nous vous invitons à la conférence d’Olivier Bonfond sur “rompre avec le dogme du libre-échange” qui aura lieu le mercredi 23 mai, à 19 heures, au CITIM.
Olivier Bonfond est auteur du livre “IL FAUT TUER TINA (There is no alternative)”.
La célèbre expression de Margaret Thatcher est tout sauf vraie. Des alternatives au capitalisme et à la pensée unique néolibérale existent. Elles sont construites par des femmes et des hommes qui, partout dans le monde, se dressent contre l’injustice, les inégalités, l’oppression. Beaucoup de ces alternatives sont simples, cohérentes et, avec un peu de volonté politique pourraient être mises en oeuvre aujourd’hui. Prétendre que l’être humain est fondamentalement égoïste ou que le capitalisme est notre seul horizon revient à forger notre impuissance: en jetant le discrédit sur celles et ceux qui veulent changer le monde, taxés de rêveurs, d’utopistes, TINA nourrit le fatalisme, la passivité et la résignation …
C’est le point de départ et l’objectif de ce livre rédigé par Olivier Bonfond, économiste et conseiller au CEPAG (Centre d’éducation populaire André Genot): proposer un outil accesible, pratique, concret et rigoureux pour rompre avec le fatalisme ambiant et montrer que dans tous les domaines (finances, économie, éducation, culture, démocratie, agriculture, etc.) des alternatives crédibles à la mondialisation capitaliste sont à notre portée.
Le public présent recevra une copie de l’article “Le néolibéralisme est un fascisme” de Manuella Cadelli, une copie de l’article “Vers un protectionnisme altruiste” de Bernard Cassen, publié par Le Monde Diplomatique en février 200 et une copie de l’article “Organiser un protectionnisme solidaire et relocaliser l’économie” d’Olivier Bonfond.
“Le néolibéralisme est un fascisme” – Manuela Cadelli, présidente de l’association syndicale belge des magistrats (Le Soir du 3 mars 2016).
“Celui qui croit qu’une croissance exponentielle peut continuer indéfimement, dans un monde fini, est soit un fou, soit un économiste” – citation de Kenneth Ewart Boulding (1910-1993).

ASTM und Caritas veranstalten gemeinsam am Mittwoch, den 30.5.18, von 10.00 bis 11.45 Uhr im CITIM einen Workshop zum Stand der Finanzierung von Reduktion, Anpassung sowie von Schäden und Verlusten.
Von den großen Versprechungen der Industrieländer, die Entwicklungsländer bei der Reduktion ihrer Treibhausgase und bei ihrer Anpassung an den Klimawandel finanziell zu unterstützen, ist bisher zu wenig herausgekommen.
Referent ist Bruno Nicostrate vom Verband christlicher Entwicklungs-NGOs Actalliance.eu (vormals APRODEV), die gerade eine Studie zu den Leistungen der EU dazu herausgegeben haben. Er war aktiver Teilnehmer des Klimagipfels Anfang Mai in Bonn und wird zunächst von dort und von der Studie berichten – vor allem aber von den Ergebnissen des Suva Expert Dialogues zum Thema „Loss and Damage“, also zu klimabedingten Schäden und Verlusten.
Der Workshop richtet sich an Leute, die sich für mehr Klimagerechtigkeit engagieren (wollen) und nach Bruno Nicostrates Input gemeinsam die Frage „Was tun?“ diskutieren möchten.
Der Workshop ist auf Englisch (Fragen etc. auch auf Französisch oder Luxemburgisch möglich) und findet im CITIM in der Avenue de la Liberté 55 in Luxemburg statt. Bitte bis zum 28.5. anmelden bei: dietmar.mirkes@astm.lu, Tel. 400 427 30.
An den Workshop schließt sich ab 12.00 Uhr im CITIM ein Lunch-Débat zum gleichen Thema an, aber auf Französisch, ebenfalls mit Bruno Nicostrate: „Pertes et Dommages: un défi pour la justice climatique“. Anmeldung dazu bis zum 28.5.bei: carole.reckinger@caritas.lu, Tel. 40 21 31 518.
Nous vivons déjà le changement climatique. Les impacts augmentent à des niveaux de fréquence et d’intensité sans précédent. La plupart des états des Caraïbes ont subis des destructions massives par des ouragans au-dessus de leur catégorie maximale, l’été européen est rythmé par des incendies incontrôlables et la corne d’Afrique est confrontée à une 4e année consécutive de sécheresse et de famine.
La communauté internationale a finalement reconnu cet aspect coûteux et mortel du changement climatique dans l’Accord de Paris, appelée „Pertes et Dommages“. Notre discussion lors du lunch-débat portera sur ce sujet, notamment sur la recherche de solutions et le soutien aux pays du Sud en termes d’adaptation au climat, et notamment des cas extrêmes pour lesquels l’adaptation n’est pas ou plus possible.
Rejoignez-nous pour ce débat qui promet d’être riche en échange.

Le Centre d’Information Tiers Monde (CITIM) en collaboration avec SOS Faim vous invitent au lunch-débat avec Bernard Njonga qui aura lieu le 11 juin 2018, à 12.00, au CITIM
Qui est Bernard Njonga?
Bernard Njonga est un activiste et leader d’opinion camerounais. Depuis les années 80s, il s’engage au sein de la société civile et il a crée l’ONG SAILD (Service d’appui aux initiatives locales de développement) qui lutte pour les populations rurales dépossédées par les exploitations agricoles multinationales. Au cours de sa vie, Njonga était un défenseur des droits des paysans camerounais, par exemple contre les détournements de fonds dans la filière maïs ou contre l’introduction des OGM. Avec la vision de changer son pays, Bernard Njonga s’est déclaré candidat aux élections présidentielles d’octobre 2018 au Cameroun.
Bernard Njonga va raconter de sa vie, ses défis et ses succès…. Il parle de sa vie familiale, sa vie professionelle, ses réussites et ses échecs. Il parle de ses rapports avec les paysans, le monde rural, ses rapports avec les acteur sociopolitiques d’ici et d’ailleurs. Il parle de ses rapports avec l’administration publique et la Présidence de la République. Il parle des personnalités vivantes et souvent encore en fonction.
En tant que candidat à la prochaine présidentielle au Cameroun, il conçoit la politique comme une course de relai: il se propose de réduire drastiquement la famine et la précarité en un temps raisonnable et de passer le relai à d’autres pour continuer. Quelle honte que d’avoir des citoyens qui meurent de faim dans une économie agricole à fort potentiel de production! Il pense qu’il n’y aura ni démocratie ni progrès technologique tant que des camerounais auront faim comme c’est le cas aujourd’hui. Il pense qu’il n’y aura pas de réussite dans la lutte contre le terrorisme dans un contexte de précarité avancée et d’insécurité alimentaire qui font le lit à l’insécurité globale. C’est une question de réalisme politique et de pragmatisme. Il compte sur la population pour saisir la balle au bond en bouchant les oreilles sur tout ce que raconte une certaine élit depuis plus de 50 ans.






