Lunch talk, avec Carla Nagels, co-auteure de « Sociologie des élites délinquantes » et professeure de criminologie à l’Université Libre de Bruxelles.

24 octobre 2023 à 12h30
136, rue Adolphe Fischer L-1521 Luxembourg
Repas offert
Inscription: citim@astm.lu / +352 400 427 31
« La corruption n’est pas à côté ou en marge du système ; elle vit en symbiose avec lui, se nourrit de ses faiblesses, s’infiltre dans ses interstices » (Yves Mény)
La corruption est un sujet peu abordé dans le secteur de la coopération au développement. Il y est pourtant présent, puisque c’est notamment pour éviter que les moyens octroyés ne soient détournés de leur finalité que des conditions et des contrôles strictes accompagnent les aides internationales. En toile de fond, toutefois, apparaît toujours cette image d’Épinal de régimes politiques dans le Sud global fort exposés à la corruption, auxquels on oppose, par contraste, nos États occidentaux prétendument solidement ancré dans la bonne gouvernance. Or, l’Occident n’est pas à l’abri du fléau. La corruption y prend sans doute des formes différentes, sophistiquées, feutrées, indirectes et sa réalité semble davantage tolérée par les populations locales, sous réserve de quelques scandales retentissants. Les pratiques déviantes sont normalisées, banalisées et minimisées. Si l’on veut bien voir cette réalité, la corruption n’apparait alors plus comme liée à une caractéristique essentialisée de régimes politiques de telle ou telle partie du globe, mais comme inhérente à une forme d’organisation sociale dans laquelle les puissances économiques, en dépit de leur rhétorique de la libre concurrence, cherchent en permanence à s’y soustraire et à créer ou consolider leur mono- ou oligopole, forts de la complicité naturelle de l’État. Derrière le corrompu se cache souvent un corrupteur… et il arrive que celui-ci soit une « honorable » société multinationale. « Sociologie des élites délinquantes » dévoile les mécanismes de la délinquance en col blanc et de la corruption politique, des raisons de leur tolérance sociale et de leur légitimation culturelle. Carla Nagels nous en fera une présentation succincte, suivie d’un échange avec les participant.e.s à ce nouveau lunch-talk @CITIM.



Tarif plein : 3,70€ / tarif réduit* : 2,40€
Carnet de 10 billets : 25€ et 17€ (réduit*)
*Les tickets réduits ainsi que les carnets ne sont que disponibles à la caisse de notre cinéma.
Au-delà d’un nombre important d’anecdotes surprenantes révélant entre autres les restes de l’imaginaire colonial, l’auteur nous invite à déseurocentrer notre regard et à questionner les failles affectives, intellectuelles et politiques de notre quotidien en Europe de l’Ouest.

Im Februar lädt das CITIM wieder engagierte Bildungsakteure aus dem NGO-Bereich für ein Peer-to-Peer ein.
In dieser Art von Format tauschen wir uns auf Basis eines konkreten Tools unserer Bildungsarbeit zu grundlegenden Fragen der ECM (Education à la Citoyenneté Mondiale) und der BNE (Bildung für Nachhaltige Entwicklung) aus.

Für Dienstag den 20. Februar 2024 ist von 14:00 – 16:00 folgendes Programm vorgesehen:
Gemeinsam werden wir den großformatigen Outdoor-Parcours zum Ökologischen Fußabdruck durchführen. Diesen könnt ihr anschließend kostenfrei im CITIM für eure Events ausleihen.
Daran anschließend gibt’s einen interaktiven Theorieinput als Diskussionsbasis. Dabei erfahren wir unter anderem, was der Erdölkonzern BP mit dem Ökologischen Fußabdruck zu tun hat und wir sehen uns die Verantwortungsebenen in der Klimakrise näher an: Welches Land emittiert wieviel? Globaler Süden versus Globaler Norden, welche Bevölkerungsgruppen emittieren wieviel, wodurch setzen extrem reiche Menschen besonders viele Treibhausgase frei? Und wie sieht es mit der Klimaverantwortung multinationaler Unternehmen aus? Es gibt auch pädagogisches Theoriefutter zur Frage warum gemeinsames Handeln als Ziel der Klimabildung wirksamer ist als die alleinige Konzentration auf private Verhaltensänderungen.

Dann gehen wir in den Austausch rund um die Frage “Wie kommen wir in unserer Bildungsarbeit vom Fokus auf individuelles Konsumverhalten zu gemeinschaftlichem und politischen Handeln?” ausgehend von den eigenen Erfahrungen und Wünschen aus der Bildungspraxis.
Meldet euch an unter citim@astm.lu, denn die Plätze sind begrenzt.
Wir freuen uns auf euch!
« Oranges amères. Un nouveau visage de l’esclavage en Europe »
Lunch Talk avec l’anthropologue Gilles Reckinger
Parce que la lecture est un acte militant, le CITIM vous propose une rencontre avec l’anthropologue Gilles RECKINGER, auteur de l’ouvrage « Oranges amères. Un nouveau visage de l’esclavage en Europe ».

Basé sur une longue enquête, ce livre nous fait découvrir le sort de migrant.e.s africain.e.s qui arrivent, malgré les dangers de la traversée de la Méditerranée, sur les côtes italiennes et qui, « dans l’attente d’une hypothétique régularisation, dans l’espoir que leur statut de réfugié soit reconnu, n’ont d’autres choix que de cueillir des oranges, exploités, mal payés et mal logés dans des camps de fortune. Ils se trouvent bloqué.e.s là, pendant des années, sans droits et sans papiers, à la merci d’employeurs sans scrupules et des réseaux mafieux, alors que les autorités ferment les yeux. »
Dans son intervention Gilles Reckinger va décrire les destins de migrant.e.s qui, une fois arrivé.e.s en Europe, se retrouvent réduit.e.s à l’état de quasi-esclaves.
Dans « Oranges Amères. Un nouveau visage de l’esclavage en Europe », Gilles Reckinger témoigne de l’insupportable : camps de réfugiés, travail forcé…tout cela sous notre nez, en Europe.
Une enquête choc pour dénoncer l’esclavagisme moderne caché sous les atours de la mondialisation.
L’Union européenne libérale ne peut l’ignorer : elle a créé, à ses frontières, les conditions d’un véritable esclavage contemporain.

Anthropologue et écrivain, Gilles Reckinger se dédie dans son métier comme dans ses convictions à l’Humain.
Le CITIM vous invite pour un input thématique, suivi par une discussion. Comme toujours dans un cadre détendu et avec un repas offert.
Pour des raisons de planification nous vous prions de vous inscrire jusqu’au 12 mars. Soit par mail sous citim@astm.lu ou par téléphone: +352 400 427 31








